La vie selon Sarah -
Tous les matins le réveil sonne et je me lève gaiement (comment ça ce n'est pas toujours vrai?) , m'en allant retrouver les trois femmes qui partagent ma vie.
A l'ordre de nos jours,
Julie. Amoureuse, la vie de couple ça lui colle à la peau. Des hauts et des bas comme il en faut, mais elle s'en sort, toujours.
Elle Aime et ça le lui rend bien.
Femme fatale, jolie fille, ses talons claquent au rythme des regards, de nos sourires; et il est loin le temps des lunettes "masque de beauté"...
Nos talons claquent, donc.
Et dans ce brouhaha de vie, ma belle Héloïse fait chavirer les coeurs.
En silence. Elle ne veut pas faire de bruit. Les pieds à plat, la tête bien haut dans les nuages, ne pas faire de vague. De peur que des yeux s'attardent et s'accrochent. Comme si se cacher en glissant dans une paire de brassard pouvait empêcher de couler.
Mais elle nous surprend et part en nage libre, laissant sur le carreau deux/trois doutes et un cheval rouge au cavalier désarçonné.
Haut les coeurs petite Héloïse! On se fait violence, on se fait plaisir. L'artichault s'effeuille et découvre le trésor que nous soupçonnons... et quel trésor! ( - Celui que je ne quitte pas).
A l'ordre de mes jours finalement, Coline.
Coline la douce, Coline la déterminée, la sage rebellée, l'éreintée du coeur - comme je la comprends.
Mais Coline et nos fous rires, nos soldes, nos ivresses...
Etam lingerie comme une caverne d'Ali baba, quand Coline rime avec coquine elle s'improvise croqueuse d'hommes...
Et si on se fie au proverbe " le calme après la tempête", on devrait bientôt se sortir d'affaire.
Il se dit aussi que la roue tourne et que l'on récolte ce que l'on s'aime. Donc, plus de peur que de mal, on écoute Rose et en "s'accrochant à d'autres ailes", on finira bien par arriver à destination.
Et puis il y a moi, au centre ou en retrait de mon univers.
Ce bout de l'Histoire écrit par un si mauvais scénariste. J'ai dû regarder trop de fois Cendrillon et Pretty Woman, pour croire à l'Amour qui nous envole. Raaah, je veux vibrer. Ressentir. Me sentir et, je n'ai pas peur de vivre j'ai peur, de ne pas vivre. Me sentir vivre. Je veux le Zsa zsa zsu (cf sex and the city), les papillons, l'euphorie et l'excitation.
Alors c'est vrai, après tous ces princes transformés en crapaud par un de mes baisers-en-détresse, comment ne pas me contenter? De ce grand mec qui fait piscine et me regarde en me disant souvent que je suis belle.Mais comment m'en vouloir? De vouloir déborder du moule, mordre le trottoir, gratter la surface du faux semblant des sentiments.
A côté de ça, mon rire au quotidien est assuré, par ces trois filles plus belles et plus vraies que nature - Mais c'est qui Nature??
Il n'y a rien qui ne soit si grave, dès lors qu'on sait qu'on va pouvoir se consoler au gré d'un vent de chocolats, de bêtises et ... d'Amour.