photo* Courir sous la pluie ne nous fait pas peur. Nous voulons vivre. Ivre. De vie.

photo* Courir sous la pluie ne nous fait pas peur. Nous voulons vivre. Ivre. De vie.
Il y a des voyages qui vous collent à la peau. Je ne sais quelle ivresse est là, dans l'air, et vous attrape. Elle aurait guetté vos moindres gestes, s'appropriant tous vos soupirs. Vous n'y aurez pas cru. Alors vos yeux s'ouvrent, mais non : ils s'écarquillent. Les images se ruent, se bousculent, dans une course folle qui vous nourrit mieux qu'une quelconque substance, qu'une ultime matière. Vos corps se laissent faire, marionnettes éprises d'un tourbillon fou. Ils vont et viennent au gré de vos envies, se cognent sans se plaindre, une démence environnante comme anesthésiant les coups bas d'une barrière physique ou morale. Le cours de votre vie a été mis en attente, avant qu'on puisse vous poser la question. Tout est une danse, c'est cette libération extraordinaire. De ce que vous êtes, par ce qui vous contient. Mon ventre danse, d'émotions denses toutes condensées, et mes bras dansent, mes jambes, mes cheveux dansent vers une délivrance entière, j'exulte. C'est inattendu.
Je cherche souvent ma liberté, sans l'atteindre, sans aller au bout. Désir hypocrite, volonté paresseuse il faut oser. Oser s'oublier. C'est pour ça que tu aimes aller danser. J'y étais. On y était tous. A l'extrémité de l'être, pas loin de capturer l'essence, au début de ma liberté, dans l'oubli de soi, de cette vitalité démesurée. Au goût du risque de l'abandon, du non retour, de l'âme dans le corps. Insolente, indomptable, jouissive. Ivre. Vivante.
J'ai cette pression dans ma poitrine, de mon envie emprisonnée qui bat trop fort, depuis. De mes larmes échappées belles à la recherche de l'évasion. Du frisson amputé trop vite, de la vie en cage.

# Posté le mardi 15 septembre 2009 19:25

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 06:02

photo* Le souffle coupé, le coeur en vrac.

photo*  Le souffle coupé, le coeur en vrac.
Les mamies malades ont le cancer.
Les papis ronchons ont peur, ils couvent des maladies imaginaires. Et ça éclot. En réponse à une trouille trop grosse pour que ça sonne faux. Ils ont peur pour les mamies malades. Ou de perdre les mamies malades. C'est très différent.
La petite fille achète un livre qui dit "Je ne sais pas mourir" et la mamie malade le lit. C'est écrit gros. Est ce qu'elle aurait été attirée par "Lettre à une inconnue"? J'avais hésité. De toute facon les mots ça soigne. Pas tous d'accord, mais ceux là.
Alors la petite fille rassure d'un regard la maman stressée qui voit la mamie malade boire des mots qui disent "Je ne sais pas mourir", comment on fait?
Et la petite fille qui n'a pas mal et pas peur, parce qu'un quartier est atrophié dans l'orange de ses émotions, la petite fille écrit, que les mamies malades ont le cancer; et papa achète un ordinateur au papi ronchon.
On lui retire le minitel.
Et la mamie malade sourit de toutes ses forces, car elle est un peu partie elle aussi. Son cancer la retire en elle même et à deux ils se retournent les entrailles à vomir le mot, qui guérit, le mal. Un égoisme mal habitué.
Tous ses repères à l'abandon, de la cortisone pour papi ronchon, il va tomber dans l'escalier.

(... à finir)

# Posté le mardi 01 septembre 2009 11:55

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 05:58

photo* (moi,) et la plus belle princesse des il était une fois.

photo* (moi,) et la plus belle princesse des il était une fois.
L'été est là, pleinement.
J'ai des tas de mots au bout des doigts,
mais je préfère vivre.
Dans la. Légèreté.






<-- I LOVE YOU.





















J'ai eu mon permis, ma licence, le concours d'entrée à l'IUFM de Bordeaux, et avec tout ça je pars faire un master FLE à la sorbonne. Paris. Bordeaux je t'aime mais je te quitte, il faudra quand même que je vide mon coeur.

# Posté le lundi 20 juillet 2009 10:34

photo* " T'essayais de me faire un compliment peut être? " Ijustwanttoseeyouwhenyouarealone.

photo* " T'essayais de me faire un compliment peut être? "  Ijustwanttoseeyouwhenyouarealone.
Je n'veux pas que tu partes, c'est vrai. Même sans te voir si tu es ici, il y a toujours l'option du hasard. Oui, je pouvais n'importe ou n'importe quand, te tomber dessus, comme ça. Ou encore, nos rencontres ratées. Erreur de synchronisation ou d'emploi du temps. Mais c'est déjà ça se rater; c'est avoir failli voir, c'est presque s'être vu. Comment je pourrai te rater si tu pars? Je pourrais rater le train, à la limite. Non et puis, il y avait toujours l'espoir. Ma naïveté inébranlable qui t'excède. Sans être niaise ou irréaliste; ni envahissante attention; il faut dire que tu n'as pas toujours de bonnes raisons d'être excédé. Je ne sais pas contre quoi tu te bats mais tu y mets du coeur à l'ouvrage, ça c'est sûr, on ne peut pas te l'enlever. Du coeur à l'ouvrage à ne pas vouloir l'écouter, ton coeur, justement. Mais peut être que je me trompe, je me dis, ça serait vachement égoïste de penser que tu nous a abandonné pour ne pas écouter ton coeur. Peut être que c'était pour l'écouter, justement, et que je ne veux pas l'entendre. Après tout les gens font semblant, c'est ce qu'ils font. Alors pourquoi pas toi, pourquoi pas toi avec moi et le croquis d'un début d'histoire. C'est que, j'ai du mal à y croire. Quand on est les autre c'est toujours évident, c'est même si pathétiquement évident, si tu savais tous les mots crus que j'ai entendus. Que j'ai écoutés sans entendre. J'ai voulu faut pas croire, quand on est pas les autres ont dit toujours que c'est pas si facile et c'est vrai. Et puis pour faire semblant il faut mentir, mais la chute de notre début d'histoire c'est quand t'as dit la vérité. Comment on fait, quand on est les autres, pour expliquer ça?
Mon corps était habitué, j'ai pas eu si mal. Mais tu m'as manqué, c'est vrai, tu m'as manqué. J'ai pleuré mais très tard, pas au début quand j'ai laissé mes épaules tout entasser et le vide en moi, la fuite de toutes les émotions. Et je pouvais dire "même pas mal!", mais c'était pas mieux. Et moi aussi j'ai fait semblant. J'ai souri aux autres et je les ai laissés me prendre, ça a pas bien marché. Ca se lisait sur tous mes traits un peu forcés que j'aimais pas ça. C'est ça avec toi qui était assez incroyable, fou, nouveau pour mon corps et moi. Cette facilité de m'accorder, de me ressembler. Ca m'a donné envie de faire des choses folles, acheter une plante. Moi qui n'en voulais pas, jamais. Pas de place et puis il aurait fallu l'arroser, lui parler, la regarder, l'aimer en fait et j'avais pas le temps. Ma vie était vide mais j'avais pas le temps pour ça et puis t'es arrivé et avoir envie d'acheter une plante ça ne m'a jamais autant ressembler. De la folie je te dis, parce que c'était pas pour jouer à celle qui voulait plaire. La plante verte c'était le summum faut dire, mais y a eu d'autres trucs. Faire du vélo en ville et longtemps, cuisiner et manger du poisson, avoir des épices, écrire un slam, débrancher la neufbox quand je dors ou que je suis pas là, et ne pas laisser la télé en veille.
Ca doit être ça, cette chose là dont je vais pas dire le nom parce que t'as foutuement la trouille. Et je voulais pas te faire peur, bon sang mais crois moi, j'en voulais même pas. C'est pas pour ça qu'on m'a demandé mon avis, comme si tu pouvais toujours avoir le choix! Tu me fais rire. Ah mais je dois être drôle aussi.
J'étais en vie mais tu m'as rendue vivante. Et je crois que c'est pour ça que les autres, j'ai pas pu les entendre. Combien de fois ça arrive qu'une personne toute seule et sans effort insuffle au plus profond de la nature de l'Homme qu'on est une si grosse liberté, une ivresse, une envie. Hein? Là je parle aux autres, parce qu'ils m'agacent, les autres, avec leurs lecons de morale et leurs vies tristes, bien rangées. Insupportable. C'est ce que j'abhorre. C'est ma passivité que t'as bousculée. J'en avais déjà conscience, déjà peur, peur plus que tout si tu imaginais! Tu crois que ça m'a empêché de rester tout ce temps bien assise à m'y confondre dans le fauteuil rouge qui fait face au film de ma vie? Quelle belle métaphore, j'aime ça les métaphores. Alors tout ce temps jusqu'à toi. Ouf.
C'est quand même bien parce que maintenant je sais que j'en suis capable, quitte à me retourner les entrailles je sais que oui, ça fait parti de moi.
Merci.
C'était naturel, évident, facile et c'est quelque part à nouveau bien planqué entre le bout de mon gros orteil et une pointe fourchu de mes cheveux, je ne le savais pas. Ca change tout, tout je te dis. Je sais que c'est là, que c'est moi, j'ai fait un pas, ça change tout.
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 14:41

Modifié le lundi 20 juillet 2009 10:49

photo* St Michel, Bordeaux <3. ; Je dois vous parler des feux d'artifices.

photo* St Michel, Bordeaux <3.                         ; Je dois vous parler des feux d'artifices.
C'est l'histoire d'un feu d'artifice où mon coeur explose. Implose. Je ne sais plus.
Ce que je sais, c'est l'histoire d'un coeur reconstitué qui voue une admiration doucereuse, à ces lumières pétaradantes qui déguisent la nuit. Je crois, mais ne lui dites pas, qu'a chaque détonation il croit, qu'il va tombé du ciel le morceau de puzzle qu'il a perdu ce soir là. C'est sa chance, on essai, je le laisse faire, calquer ses battements sur les claquements qui résonnent jusqu'au creu du vide qui m'habite encore.

Je les aime comme à 16 ans, à quel âge le votre a fait sa révolution? (à finir, en attendant, la nuit m'appelle...)
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# Posté le mardi 23 juin 2009 15:54

Modifié le dimanche 05 juillet 2009 14:57