photo* " T'essayais de me faire un compliment peut être? " Ijustwanttoseeyouwhenyouarealone.

photo* " T'essayais de me faire un compliment peut être? "  Ijustwanttoseeyouwhenyouarealone.
Je n'veux pas que tu partes, c'est vrai. Même sans te voir si tu es ici, il y a toujours l'option du hasard; oui, je pouvais n'importe ou n'importe quand te tomber dessus, comme ça. Ou encore, nos rencontres ratées. Erreur de synchronisation ou d'emploi du temps. Mais c'est déjà ça se rater; c'est avoir failli voir, c'est presque s'être vu. Comment je pourrai te rater si tu pars? Je pourrais rater le train, à la limite. Non et puis, il y avait toujours l'espoir. Ma naïveté inébranlable qui t'excèdes. Sans être niaise ou irréaliste, ni envahissante attention, il faut dire que tu n'as pas toujours de bonnes raisons d'être excédé. Je ne sais pas contre quoi tu te bats mais tu y mets du coeur à l'ouvrage, ça c'est sûr, on ne peut pas te l'enlever. Du coeur à l'ouvrage à ne pas vouloir l'écouter, ton coeur, justement. Mais peut être que je me trompe, je me dis, ça serait vachement égoïste de penser que tu nous a abandonné pour ne pas écouter ton coeur. Peut être que c'était pour l'écouter, justement, et que je ne veux pas l'entendre. Après tout les gens font semblant, c'est ce qu'ils font. Alors pourquoi pas toi, pourquoi pas toi avec moi et le croquis d'un début d'histoire. C'est que, j'ai du mal à y croire. Quand on est les autre c'est toujours évident, c'est même si pathétiquement évident, si tu savais tous les mots crus que j'ai entendus. Que j'ai écoutés sans entendre. J'ai voulu faut pas croire, quand on est pas les autres ont dit toujours que c'est pas si facile et c'est vrai. Et puis pour faire semblant il faut mentir, mais la chute de notre début d'histoire c'est quand t'as dit la vérité. Comment on fait, quand on est les autres, pour expliquer ça?
Mon corps était habitué, j'ai pas eu si mal. Mais tu m'as manqué, c'est vrai, tu m'as manqué. J'ai pleuré mais très tard, pas au début quand j'ai laissé mes épaules tout entasser et le vide en moi, la fuite de toutes les émotions. Et je pouvais dire "même pas mal!", mais c'était pas mieux. Et moi aussi j'ai fait semblant. J'ai souri aux autres et je les ai laissés me prendre, ça a pas bien marché. Ca se lisait sur tous mes traits un peu forcés que j'aimais pas ça. C'est ça avec toi qui était assez incroyable, fou, nouveau pour mon corps et moi. Cette facilité de m'accorder, de me ressembler. Ca m'a donné envie de faire des choses folles, acheter une plante. Moi qui n'en voulais pas, jamais. Pas de place et puis il aurait fallu l'arroser, lui parler, la regarder, l'aimer en fait et j'avais pas le temps. Ma vie était vide mais j'avais pas le temps pour ça et puis t'es arrivé et avoir envie d'acheter une plante ça ne m'a jamais autant ressembler. De la folie je te dis, parce que c'était pas pour jouer à celle qui voulait plaire. La plante verte c'était le summum faut dire, mais y a eu d'autres trucs. Faire du vélo en ville et longtemps, cuisiner et manger du poisson, avoir des épices, écrire un slam, débrancher la neufbox quand je dors ou que je suis pas là, et ne pas laisser la télé en veille.
Ca doit être ça, cette chose là dont je vais pas dire le nom parce que t'as foutuement la trouille. Et je voulais pas te faire peur, bon sang mais crois moi, j'en voulais même pas. C'est pas pour ça qu'on m'a demandé mon avis, comme si tu pouvais toujours avoir le choix! Tu me fais rire. Ah mais je dois être drôle aussi.
J'étais en vie mais tu m'as rendue vivante. Et je crois que c'est pour ça que les autres, j'ai pas pu les entendre. Combien de fois ça arrive qu'une personne toute seule et sans effort insuffle au plus profond de la nature de l'Homme qu'on est une si grosse liberté, une ivresse, une envie. Hein? Là je parle aux autres, parce qu'ils m'agacent, les autres, avec leurs lecons de morale et leurs vies tristes, bien rangées. Insupportable. C'est ce que j'abhorre. C'est ma passivité que t'as bousculée. J'en avais déjà conscience, déjà peur, peur plus que tout si tu imaginais! Tu crois que ça m'a empêché de rester tout ce temps bien assise à m'y confondre dans le fauteuil rouge qui fait face au film de ma vie? Quelle belle métaphore, j'aime ça les métaphores. Alors tout ce temps jusqu'à toi. Ouf.
C'est quand même bien parce que maintenant je sais que j'en suis capable, quitte à me retourner les entrailles je sais que oui, ça fait parti de moi.
Merci.
C'était naturel, évident, facile et c'est quelque part à nouveau bien planqué entre le bout de mon gros orteil et une pointe fourchu de mes cheveux, je ne le savais pas. Ca change tout, tout je te dis. Je sais que c'est là, que c'est moi, j'ai fait un pas, ça change tout.
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# Posté le dimanche 05 juillet 2009 14:41
Modifié le lundi 06 juillet 2009 12:34

photo* St Michel, Bordeaux <3. ; Je dois vous parler des feux d'artifices.

photo* St Michel, Bordeaux <3.                         ; Je dois vous parler des feux d'artifices.
C'est l'histoire d'un feu d'artifice où mon coeur explose. Implose. Je ne sais plus.
Ce que je sais, c'est l'histoire d'un coeur reconstitué qui voue une admiration doucereuse, à ces lumières pétaradantes qui déguisent la nuit. Je crois, mais ne lui dites pas, qu'a chaque détonation il croit, qu'il va tombé du ciel le morceau de puzzle qu'il a perdu ce soir là. C'est sa chance, on essai, je le laisse faire, calquer ses battements sur les claquements qui résonnent jusqu'au creu du vide qui m'habite encore.

Je les aime comme à 16 ans, à quel âge le votre a fait sa révolution? (à finir, en attendant, la nuit m'appelle...)
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# Posté le mardi 23 juin 2009 15:54
Modifié le dimanche 05 juillet 2009 14:57

photo* du soleil, encore du soleil, toujours du soleil.

photo* du soleil, encore du soleil, toujours du soleil.
Je m'étais fait belle un peu pour toi.
C'était magnifique, sérieusement, mon âme se perd dans ces lumières de bal musette au son des rires qui s'extirpent du brouhaha d'arrière plan, ce brouhaha accoudé à celui de l'orchestre qui dit de belles choses, ou qui dit des choses, des choses qui me touchent ou qui font danser les gens. J'aime ça, ma mélancolie adule, cette beauté que j'aimerais être, ce condensé de vie, ce compressé d'émotions et d'ivresses, putain. Je voudrais danser et tourner tourner, faire voler ma robe et mes cheveux, mais j'ai un jean des talons un carré collé à ma nuque, c'est pour ça que j'ouvre grand mes yeux. Je veux tout avaler. Ce jupon qui décolle la bas et ce couple qui a cent ans et qui rie comme quand, on en n'a pas 20, et ce verre de vin justement, ce mélange de genres incensé et censément vivifiant. J'aurais fait s'envoler mon jean avec mes talons niquant les pavés si tu étais venu voir à quel point j'aurai pu être belle ce soir. J'aurai été encore plus belle si tu étais venu voir. Ce sourire tu ne l'inventes pas, c'est lui qui éclaire tout, la pièce noire qui bouffe toutes les autres quand tu n'es pas là. (...)
# Posté le samedi 20 juin 2009 19:03
Modifié le jeudi 25 juin 2009 17:42

photo* Mon Héloïse. Lapin, pour toi je n'ai que "ces mots qui ne peuvent pas tout dire", comme Merci. - Et pour le texte qui n'a rien à voir, Je ne sais pas dire. -

photo* Mon Héloïse. Lapin, pour toi je n'ai que "ces mots qui ne peuvent pas tout dire", comme Merci.   - Et pour le texte qui n'a rien à voir,      Je ne sais pas dire. -
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C'est dimanche, tu n'es plus là.
Mon téléphone va sonner mais ce n'est pas toi. Tu ne vas pas me proposer une tarte au pomme un slam ou du vélo sous la pluie. Et tu as eu ce que tu voulais finalement, je vais écrire et ça va puer de toi. Chaque mot transpire, à bout de rage, de fatalité d'éphémère: on le savait. Je. Tu, n'auras dit que n'importe quoi. Chaque maux transpirent de notre histoire salement décousue, et je dois m'en défaire, les arracher un à un et tirer plus fort sur le pansement de tes mensonges, les pires car ce sont ceux que tu t'es fait à toi même, et j'ai naivement appuyé dessus. Aïe. Et à force de croire ça sent le renfermé, et c'est mon corps qui est, devenu un immense pansement où s'emmêlent et pourrissent les sentiments des ressentiments. Ca suinte. De l'air. On a essayé le rouge de tes excuses mais manque de conviction, sincérité dépassée, de l'air! Vite. J'arrache, donc. C'est sec et rapide, on ne va plus dégouliner de faux semblant, de regards en berne vomissants, désolés de ne pas avoir su s'aimer facilement. Vraiment. A vouloir surplomber l'éphémère, il nous sert, et si bien, on aurait dû courir derrière. Ne pas courir même, ne pas penser à fuir.

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# Posté le dimanche 10 mai 2009 07:16
Modifié le jeudi 14 mai 2009 16:49

photo*

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Je m'étais presque mise à travailler, mais je suis obligée d'écrire maintenant.
La lumière prête à l'instant un habit irréel, 20h56. 57, c'est déjà différent. L'intensité s'affaisse, l'or du ciel se disperse, le coton d'un nuage s'effile et fait effet buvard sur la toile enneigée. 21h05, un dernier effort avant le soir. Le fil évadé a absorbé le bleu criard, et s'enroule sur un gris orage, qui grogne, gronde, menace d'emprisonner la quiétude d'un bleu nuit. Il refuse, se donne des airs d'apocalypse, 21h26. Les voitures font écho à ce qui se prépare, en éclaboussant les trottoirs. J'entend à nouveau le moteur, de la mécanique dont les rouages font des étincelles, éclairs de 21H34. 38, l'or a du se dissoudre entre deux minutes ou filer en coulisses de ce spectacle épatantesque.
Je laisse place aux ombres, ouvrez vos oreilles.




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# Posté le samedi 09 mai 2009 15:08
Modifié le dimanche 10 mai 2009 07:20