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Ce matin, c'est la fin de la belle Amoureuse.

Je crois que dehors rien n'a changé. Le vent souffle toujours contre mes jambes emmaillotées, mais quand même, il fait moins froid. Alors le bus est passé, les gens se sont tassés, ma main s'est agrippée a des barres en fer glacées, mes pieds en ont écrasés d'autres.
Peut-être que les mots n'ont pas d'importance, mais je leur en donne. Un mot dit pour moi est comme un regard, et ça ne se recycle pas. Ce matin la belle amoureuse a perdu son nom, et je me retrouve seule avec des mots qui ne veulent rien dire, que pour moi. Je ne crois plus à notre amour, si les mots qui l'écrivent sont vides, si ils ont collés à d'autres peaux, d'autres visages. Je ne crois plus à notre amour si il ne peut se dire qu'une fois. Peut être que les mots n'ont pas d'importance, mais je leur en donne. Si tu me connais je n'ai que ça. Et si tu as envie de rire quand je pleure d'avoir perdu la belle amoureuse, tu ne me connais pas. Si tu ne me connais pas, alors...
Le bus est passé, j'ai laissé nos doigts se croiser, je t'ai permis d'embrasser encore ces lèvres anonymes. Fraîchement anonymes, orphelines de ces lettres cousues de nous. Un nous qui n'était pas nous: nous ne devons pas être une doublure qui monte en scène, une réadaptation de ce qui a été, une répétition de ce qui se jouera demain. Une vulgaire réadaptation, une fade répétition; si c'est d'Amour qu'on parle, ça n'a pas de sens.

Alors mon amour tu vois, les mots toujours m'excusent, me défendent, dans ma main ils pèsent lourd pour ma légereté; et si tu me les retires tu lâches un ballon gonflé de rien dans l'immensité d'un ciel hostile, si tu t'en moque si tu les négliges, tu me froisse, tu me ratatines.
(à finir).








# Posté le mercredi 03 février 2010 04:35

Modifié le mercredi 03 février 2010 05:58

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Dimanche soir, 23h21.
Lapin qu'en dis tu?
Un dimanche soir au nutella, un lundi matin au réveil précoce.
Une musique à ma recherche, qui me trifouille.
Des mots qui font semblants, une humeur factice.
Paris qui est trop beau, Paris sous la pluie.
Et un parapluie magnifique.
Une salle de cinéma qui se vide, avec moi dedans, le générique devant mes yeux et dans mes oreilles.
Je t'aime mais je déteste n'avoir que toi ici.
Lapin qu'en dis tu?
Il a le plus beau visage qui souri au monde. Je ne veux pas être celle qui se traine pendue à ses grandes mains. Je ne veux pas être la trainée qui le suit comme un chien.
Et je piétine,
Lapin qu'en dis tu?
Je suis celle qui voulais danser.
Et je piétine.
Je voulais m'envoler.
Un dimanche soir au chagrin étouffé,
et je m'en vais gommer les cernes qui me vont affreusement bien.
Mais je ne sais plus m'endormir,
et je les vois s'accumuler avec un plaisir indécent,
le pire je l'ai dis, c'est qu'elles me vont bien,
on s'en accomode, on les affectionne,
j'en suis à les entretenir, je leur dis bonjour le matin.
Je suis terrifiée, effrayée.
Mes yeillous vomissent leur tripes et je les serre encore contre moi, 21 ans de larmes absorbées, ce n'était pas le meilleur antiride.
Je déteste m'endormir après toi, mais je ne sais plus m'endormir.
Je ferme et j'ouvre les yeux sur un rien qui m'aille.
Il y a des trous dans mes collants, des saletés de peurs poisseuses, et qui m'empoignent,
qui m'empoignent.
Je veux fermer les yeux et je veux danser.
Mon amour, je veux aller danser.



# Posté le dimanche 17 janvier 2010 17:38

Modifié le dimanche 17 janvier 2010 18:17

photo* Toute la douceur d'un dimanche à Bordeaux avec Elles, est là.

photo* Toute la douceur d'un dimanche à Bordeaux avec Elles, est là.
Je ne vais pas dormir, alors je vais t'écrire, puisque je ne sais pas parler...
Je ne sais pas parler, c'est catastrophique, aucun mot ne peut m'apaiser. J'aurais gardé le téléphone jusqu'au bout de la nuit pour que ton souffle me rassure, me rassure de ce coach Marre, qui vide son sac d'idée noires à en nourrir mes nuits blanches, de toutes les douleurs qui me courent après. Je les vois bien je les regarde, en faisant la grande quelquefois, elles m'ont assez apprivoisées. De toutes ces douleurs qui me courent après, qui savent toujours trop bien me rattraper.
Je voudrais t'aimer de la meilleure façon qui soit, mais je suis si maladroite. Je cours dans les trous qui sont creusés pour moi, on dirait. Et pourtant des fois je fais de plus grands pas, je ralentis, je feinte, je regarde par terre, je relève le nez même s'il a froid, je veux bien faire. Tu me crois?
Tu t'accroches, tu restes là, tu me regardes, et je cherche l'erreur. J'attends chaque jour, dans chaque silence, ce moment là. Où ça va arriver ce qui arrive toujours, quand le bonheur avec un petit b bascule dans le q quelconque d'un quai plein de brume qui n'est rien, qui n'est plus rien sans le u prétentieux, le u avec son dédain et son regard hautain des utopies noyées; celui à qui on se cramponne trempées d'illusions sur le quai de la baie qui nous a vu flancher. et je pourrais regarder mes douleurs et leur dire "venez, prenez moi, eh, de toute façon on le savait". Presque elles m'auraient manqué, tu vois, comme une douce habitude. Une douce et heureuse habitude d'une doucereuse lassitude. Une salace fatalité qui trainait par mes pieds.
Mais je me trompe ce n'est pas ça, l'amour. Je me trompe on peut bien ne pas se tromper. Je me trompe c'est sur tu peux m'aimer. M'aimer sans me faire mal. Sans nous torturer. Sans nous casser. Sans nous tordre. Sans nous retourner. Sans nous abandonner à de tristes mensonges, à de fades banalités. Sans nous jeter à la poubelle des faits divers de ces histoires à recycler.
Alors je m'accroche aussi, je te regarde; et je te vois. Ces yeux qui dessinent les traits qui me vont. Ces mains qui façonnent, qui habillent mes formes de désirs quand tu me dénudes. Ces lèvres qui font ma peau douce. Ces bras qui se referment autour d'un corps qui est le mien et qui nous en ouvre deux, nous, la clé de mille mondes.
C'est l'inconnu, la grande aventure, je tâtonne, je crains, je rebrousse chemin. Mais tu vas sourire et pour un pas en arrière je te donne deux pas en avant; tiens ma main.
Mon ventre est un manège d'émotions fantômes qui se hantent elles- mêmes, un carrousel rouillé qui tourne en rond. Tes mots doucement, à mon oreille, composent timidement. Une musique sur laquelle, le cheval noir s'évade. Tout n'est pas mort. Ca fourmille, je le sens. Tout est là. Une danse est encore possible. Le pas de deux d'un geste retenu, d'un plaisir refoulé, pour commencer et toujours je fermerai les yeux, si tu sais mener.
C'est un fouillis à fleur de peau, un pot pourris d'amours souillés, qui entravent encore les sourires vrais que j'écoule de nous. Un tourbillon violent de sentiments tout mélangés auquel tu fais perdre la tête. Je monte une armée qui n'est pas téméraire, encore toute humide de larmes essuyées, fébrile de chutes insoupçonnables. Mais je suis belle et bien debout, j'avance à tes côtés.
Tiens ma main, je me relève, je tiens quelque chose qui ne va pas tomber.
Je t'aime...
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# Posté le mercredi 06 janvier 2010 05:01

Modifié le jeudi 14 janvier 2010 19:03

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J'ai cherché les mots pour toi, ils ne viendront pas.

j'ai voulu écrire et ce sont des maux qui rongent ma nuit. J'ai raté le coche du marchand de rêves, et je peux crever pour qu'un contour mal dessiné vienne me sourire. Des airs tortueux somment ma nuit d'une tortureuse insomnie, c'est la musique d'un cauchemar qui étire un manteau si noir qu'il ne peut que nuire.
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# Posté le mardi 05 janvier 2010 19:34

Modifié le mardi 05 janvier 2010 21:31

photo* rétrospection.

photo* rétrospection.
Le mois de Décembre file trop vite, et Paris est si grand. Noël s'éparpille. Il y a ces émotions, toujours plus ou moins les même, qui reviennent sous des visages différents. Pauvre déguisement. Et j'essai d'apprivoiser cette ritournelle, en avancant, tout en espérant ne jamais y parvenir vraiment. Si c'était ça, se sentir vivant. La vie me bouleverse, elle me prend au ventre souvent. Et quand ma gorge se serre, autour d'une boule de larmes agglutinées inopinément, je ressens. Et alors je sens que j'y suis, que je tiens quelque chose, ce qui compte. Paris est si grand que Noël s'éparpille, et mon corps s'y ballade mais mon âme ne voit pas tout le temps. La grandeur de ma ville construit a nos âmes des routines, des oeillères à nos yeux. Des images qui se succèdent, comme un décor sans âme justement, qui nous devient indifférent. J'entretiens une relation phatique avec ma ville. Un langage de convention. Je voudrais dire non. Mais Paris est si grand et si les Parisiens pouvaient tout voir, peut être qu'on n'aurait plus Paris. Il faudrait toute une vie de secondes pleines pour être à la hauteur. Pour voir, ne pas plisser les yeux. Ne pas baisser la tête sous le poids du passé qu'elle suppose, et j'ai mal. Dans les escaliers du métro j'ai mal aux rêves de Paris. J'ai mal au talent fou de l'accordéoniste qui essai de se fondre tous les matins de la semaine, au milieu des affiches salement commerciales des murs du tunnel de la station Duroc qui pue la pisse, odeur par excellence des humains misérables. Je n'ai pas dit de la misère. Et parfois je lance un sourire mais ne m'arrête jamais, et tous les matins je pue la pisse devant le talent fou de l'accordéonniste.

ps: je ne sais plus écrire ce que je veux.

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# Posté le dimanche 13 décembre 2009 11:10

Modifié le dimanche 13 décembre 2009 12:59