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Je me sens loin, une colère m'habite. Ca fait deux jours qu'elle tourne en rond, elle fait des noeuds, des tas de noeuds. Elle titube, la maladroite, s'accroche à mon centre de gravité, et tout dégringole. Mon intérieur se casse la gueule, une sacré chute. Une chute un cascade. Un sacré bordel. Je vous dis pas. Tout est sans, dessus, dessous. Les doutes sont venus écraser les rires et les BIB* suffoquent, coincés entre l'estomac applati par le coeur; qui gargouille de solitude précoce, l'estomac; et qui suinte de larmes ravalées, le coeur. Devant ce spectacle désolant l'intestin frêle vomit l'assurance et la consolation. Et la colère, tourne toujours. Je me sens loin, je me sens loin de moi: mon intérieur voyez l'état, a pris la fuite par l'intestin, grêle de chagrins.

*BIB : Bonheurs Intérieurs Bruts.

# Posté le vendredi 06 novembre 2009 14:40

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 06:54

photo* Le manège du Trocadéro. Et son cheval noir. Parisjet'aime,quoiqu'onendise. <3

photo* Le manège du Trocadéro. Et son cheval noir. Parisjet'aime,quoiqu'onendise. <3
Tu me manques, t'es où?
Tu devais m'écrire, m'appeler, tu avais trop hâte de savoir comment c'était, Paris pour moi. T'es où alors ? Tu me manques. J'ai un peu peur oui, je m'inquiète un peu. Pas trop, mais un peu. C'est normal. Je me dis que peut être c'est la dernière ligne droite, que les gens sont moins gentils qu'au début, qu'il n'y a pas dans ton paysage de prise de courant charitable.
Je me dis que t'as franchi une nouvelle étape, tu te coupes des nouvelles technologies, mais tu te coupes de moi. Ca serait logique, si c'était ça. Ca serait compréhensible, ça serait normal. Est-ce que les pèlerins envoyaient un texto chaque jour à leur maman, à leur meilleure amie, à tous ceux qui pensent à eux, qui tremblent de leur aventure dans un confort bien asserté ? Et puis ça serait toi, Into the wild jusqu'en Espagne. Il l'a bien jeté, lui. Nous on a pas vu le film en entier. Et puis je préfère, à la fin il parait. Alors j'appelle, j'appelle, en sachant sur quoi je vais tomber. Toi tu le sais ? Mais c'est un peu toi, ton répondeur c'est ta voix. Ta voix d'abruti extraverti et extravaguant. Même pas vraiment extraverti. Mais qui aime parler, qui aime parler fort. Qui aime se rendre intéressant et qui s'intéresse, à presque tout. Et si tu connais mon visage, la tête que je fais quand, moi je connais ta voix. Ta façon de dire. Et ton rire. J'aime trop quand tu ris. Je peux être énervée comme un volcan, vouloir pleurer comme une fontaine, si tu ris je ris aussi. Et puis ta voix, c'est ce qu'on a toi et moi. Les mots, nos voix, parler toujours, des heures, avoir sans arrêt quelque chose à dire. Ou raccrocher, d'accord. Et puis se moquer, rire. Rire et pleurer. On a su tout mélanger. Un beau mélange de sentiments forts, un peu violents, mais vrais. C'est l'image d'une cascade torrentielle qui finit sa course dans un lit de rivière bien installé. Qui ne finit pas, d'ailleurs. T'as dit plusieurs fois que j'allais oublier. Rencontrer quelqu'un qui allait m'aimer d'abord, que ça allait remplacer le besoin que j'avais de toi. C'est arrivé, mais tu es resté. Nos mots, ta voix, rire et pleurer. T'as dit encore que j'allais oublier : ma vie Parisienne, d'autres gens à qui parler, avec qui aller au musé, mais c'est pas comme ça que ça marche. Toi tu marches, et moi j'oubli pas. Non c'est pas comme ça que ça marche, les visages qu'on croise ne se superposent pas. Le tien ne va pas finir tout aplati sous une pile d'autres effervescences. Plus ou moins inconnues, plus ou moins nouvelles, plus ou moins excitantes, épanouissantes. Et si tu ne me reviens pas, mettre à jour l'image, je laisserai tomber la poussière pour user encore, des rires et garder des pleurs, à glisser dans mes prochains rires, et toujours sourire, sans avoir peur, de laisser quelqu'un entré me noyer de l'intérieur. Je laisserai tomber la poussière pour garder des larmes. C'est ce que j'ai fait toujours. Et je n'ai abimé personne. Aucun souvenir.Mais tu surviendras . Tu reviendras. Tu me manques, t'es où ? Dépêches toi.

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 13:12

Modifié le jeudi 22 octobre 2009 13:44

photo* Elle ne rend pas bien, mais c'était tellement beau. Le ciel, ce qui flottait dans l'air, Paris, vivre à ce moment là, rien, tout.

photo* Elle ne rend pas bien, mais c'était tellement beau. Le ciel, ce qui flottait dans l'air, Paris, vivre à ce moment là, rien, tout.
Mes copines me manquent, et j'aimerais aller au ciné avec elles. Sans elles je ne vais pas vraiment au ciné. C'est des filles qui vont au ciné, et elles ont raison. Mes copines me manquent et ça n'a rien à voir avec le fait de me sentir bien ici, ou pas. Ici je me sens bien, jamais Paris ne me déçoit . Et je ne voudrais pas vexer mes parisiennes, ni ces deux mecs qui me font sortir et sourire, ni celui qui répond quand même à mes textos. Mes copines me manquent et ça n'a juste rien à voir. Elles m'ont fait une surprise aujourd'hui. Une photo. Voilà. Héloise s' achete de nouveaux habits et j'aimerais les voir. Il parait que Coline est de plus en plus belle et je suis contente. Julie je sais pas trop, mais c'est pas grave. Elle a pleuré dans le tram avant que je descende quand je suis partie. J'aime Paris comme une étoile qui vous laisse quoi, vous surprend à chaque coin de rue, et vous époustoufle de cette beauté qui s'habille d'un rien. Une orgueilleuse, mais la blâmer? Qui peut être superficielle, assez vraie pour se le permettre, et se permettre de se montrer sans rien, nue, en vous soufflant toujours. Là, où vous ne l'attendez pas. J'aime Bordeaux comme un doudou du soir, un calin qui enveloppe mon âme dans la sienne et qui me rassure. La beauté d'une mère, forte et douce. A la fois. Ennivrante et sécuritaire, encourageante et tendre, calme, sereine, dure quand il faut, sévère. Des couleurs et des airs familiers qui m'apaisent, m'ébahissent toujours; contre une diva insolente au vertige inépuisable, à l'essence insondable. Où j'ai choisi de grandir. Je l'ai choisi. C'est ce qu'on fait quand on grandie. On choisit, on choisit de grandir, on fait des choix pour grandir, et on grandit.

(pour finir cet article, parler de Justine Levy, des listes, de ma rentrée, que je suis contente et pressée, et de ce qui passera par ma tête quand j'y reviendrais.)
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# Posté le vendredi 25 septembre 2009 18:38

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 19:36

photo* Ma fenêtre Parisienne. &(J') Aime.

photo*  Ma fenêtre Parisienne. &(J') Aime.
Troisième dimanche Parisien.
L'été traîne dans l'air à Paris comme une maladie qui récidive.
Un surcis qu'il ne saura gagner.
Alors je fais honneur à sa bataille, me joint à sa cause & je sors mon short, mes copines, mes lunettes de soleil. Le bonheur de la légèreté sous un ciel léger. Sous le ciel bleu d'un dimanche après midi. On cumule.
Un Parisien nous prend pour des touristes, quel amalgame si il savait que nous sommes les vraies Parisiennes.
On voit de belles choses.
Deux enfants en alerte cachés sous bancs, investit par deux amoureux, qui ne se doutent pas.
Aussi, le drap bleu, où des moutons blancs viennent encore se perdre, se clonne dans cette muraille de vitres studieuses qui s'élève à me faire perdre la tête. Mais c'est dimanche, les dolipranes et les équations restent à la maison.
Les feuilles commencent à tomber, mais ce n'est pas morne. Je ne les ai même pas vu tomber, elles ont dû glisser. Des petits coeurs verts déposés à nos pieds, qui ont rougi jaunes.
Je veux en ramasser.



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Ca ne m'interresse pas tout ça, X, Y , Z. Moi je veux le A. Mon esprit de contradiction et moi, mon entêtement, mon égo, ma jalousie, mon obstination, ma peau, mon envie, mon déni ma répulsion de l'échec, mon souvenir du frisson, ma tête mon corps et moi, on veut le A. Le début de l'Alphabet, pas la fin de l'histoire.


# Posté le dimanche 20 septembre 2009 13:47

Modifié le lundi 28 septembre 2009 08:22