Un feu d'artifice en décembre,ça sentait l'été.
L'air était doux au milieu de l'hiver, une soirée volée;
à un 14 juillet pitoyable, sans doute.
Un cadeau surprenant fait par ces lumières étourdissantes,
auxquelles mon coeur croit chaque fois,
appartenir.
Il se donne tout entier sans retenue aucune,
pour les laisser battre la mesure.
Le cours des choses. La vie.
Arrêter de battre. De se donner des coups, stopper l'automutilation vitale.
Le ciel qui se déguise et je crois qu'il hurle, la joie. Il hurle la fête et l'ivresse, toutes les robes qui tournent.
Nous avons 16 ans c'est une renaissance, les cicatrices tombent.
Elles ne tombent pas loin, mais il suffit d'un rire. D'une étreinte. D'une seconde pour tout un été, retrouvé, enfin.
Il y aura d'autres étés. D'autres musiques originales. Je danserai avec mes 16 ans, cajolant la fêlure. Toutes les autres lui sont enchaînées. Je les porte et joliment, elles sont, je les suis.
Pour être à l'arrivée un feu d'artifice en décembre.
Né d'un 14 juillet impitoyable, sans doutes.
Je danserai avec mes 16 ans, et ce corps de guinguette où ont valsé les beaux sentiments.
Ca sentira l'été à tous les âges.









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